LES TRAVAUX DE L’ABBAYE

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La folle aventure commence en 1972


L’objectif comme le mentionnent les statuts est le suivant : « redonner à l’abbaye sa destination première »

L’association souhaite redonner à l’ensemble des bâtiments sa signature médiévale de lieu monastique.

Cela signifie réorganiser ce qui reste et le compléter pour retrouver :
- un lieu cultuel afin d’y célébrer des offices ;
- un lieu de vie pour une communauté résidente ;
- un espace d’accueil ;
- le tout autour d’un cloitre avec galeries, jardin et fontaine.

Trois sources sont alors nécessaires pour la mise en œuvre :

- la connaissance générale de l’organisation d’une abbaye de type cistercien au moyen âge ;
- la reconnaissance sur le terrain par l’archéologie de ces éléments ;
- les textes conservés éclairants sur les particularités du lieu.

Tel est le défi !

Ecoutez Sœur Marie Jeanne raconter les débuts de l’aventure :


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L’église abbatiale et les lieux cultuels

Dès 1972, les travaux consistent à redonner à l’abbatiale son aspect extérieur et son volume intérieur. De même pour la chapelle supérieure et la sacristie. Cela confirme les accès au futur cloître.
Les sols seront repris après une fouille méthodique dans les années 1990. Cette dernière permet de découvrir l’autel de la chapelle enterrée et des éléments du clocher. La cloche des Sautereau revient en 1992.
Le clocher sera remonté en l’an 2000 conformément à la photo de 1890, et les deux cloches décrites dans les textes réinstallées.

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Aile des moines

Le bâtiment, bien que fortement transformé par la vie rurale, existe et l’on peut assez facilement relire l’agencement originel du rez-de-chaussée (salle capitulaire, passage, chauffoir).
L’étage, l’ancien dortoir, a été modifié par l’évolution de la vie monastique et rurale.
Il servira cependant d’hébergement pour une communauté. La façade orientale est restaurée en gardant les marques des différents moments de l’histoire. Les intérieurs permettent une vie moderne simple. La salle des archives retrouve sa destination.
La partie sud acquise plus tardivement complètera le système.

Ecoutez Sœur Marie Jeanne raconter la réhabilitation de l’abbaye :

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Aile des convers

C’est la déception des recherches. Ce bâtiment, détruit en 1365 par les routiers provençaux n’a jamais été reconstruit. Pire, son niveau de sol est plus élevé et lors de l’aplanissement du cloitre, probablement par Sautereau, la couche médiévale est crevée : aucune trace… sauf quelques éléments lapidaires du réfectoire.
Afin de recréer l’intimité intérieure du jardin, une structure « béton » sera réalisée, elle permettra de créer un musée au rez-de-chaussée et une terrasse pour la communauté.

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Aile des officiers

Le premier décapage du cloitre en 1982 révèle la présence d’un bâtiment à l’ouest et non pas un simple mur.
La fouille exhaustive de ce bâtiment à partir de 1992 permet de retrouver trace de la disposition décrite dans les visites de 1684 et 1712. Il sera reconstruit et servira de lieu d’accueil et de bureaux pour l’association.
Ces fouilles permettent également de retrouver les canaux d’alimentation en eau de l’abbaye et la reconstruction du parvis de l’abbatiale fortement modifié par la coulée de boue des années 1420.
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Le cloître

Les différents chantiers ont mis à jour de nombreux éléments lapidaires des galeries des différents cloîtres (trois se sont succédé au cours des siècles). Comment présenter un tel volume de pierres pour qu’elles parlent à un plus grand nombre sinon en les restituant dans leur contexte originel. C’est ce qui a été fait en présentant les arcatures du XIIIème siècle avec leurs volets, une arcature du XVème siècle et l’emprise des galeries fermées du XVIIIème siècle au cours des années 2000.

Seuls la citerne souterraine et le canal témoignent de la position du lavabo et la précisent. Son emprise sera matérialisée pour permettre l’installation d’une fontaine comme on en trouve dans les villages haut-alpins et permettre l’eau de la source retrouvée dans la forêt de couler à nouveau en 2012. Le jardin médiéval est également réorganisé et de nombreuses plantes commencent à s’y épanouir.